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Nicolae BOBICA LE POLITIQUE ET LE DROIT DANS LA SOCIETE ROUMAINE DE NOS JOURS Le passage de l’Etat
totalitaire à l’Etat de droit a représenté l’une des plus importantes
réalisations de la société roumaine d’après 1989. Et ce qui distingue un Etat
de droit d’avec un Etat totalitaire, c’est que, dans le premier, l’autorité
suprême este représentée par l’Etat et non pas par un parti politique, et
l’activité de celui-ci se déploie uniquement en vertu de la loi. Le pouvoir
dans l’Etat de droit, est acquise et exercée démocratiquement, le principe qui
fonctionne ici étant le pluri-partitisme. Seulement, les deux principes
constituant le fondement de l’organisation et du fonctionnement de l’Etat de
droit – la souveraineté de la loi et le multi-partitisme – et qui lui confèrent
une supériorité catégorique par rapport à l’Etat totalitaire, se trouvent dans
un certain rapport antagonique, qui peut générer de graves disfonctionnements,
à défaut de l’intervention de toute une série de principes complémentaires, de
nature à transformer la relation mentionnée en un rapport d’interaction
harmonieuse. Ainsi, afin de représenter l’autorité absolue en un Etat
démocratique, la loi doit être, en effet, l’expression de la volonté générale
et constituer l’incarnation des intérêts majeurs de la société. En même temps,
dans un tel Etat, le parti qui a acquis, par suite des élections libres et
démocratiques, la majorité parlementaire, est celui qui forme le gouvernement
et qui a l’initiative législative, détenant la capacité de passer toutes les
lois qu’il considère comme nécessaires par le Parlement pour promouvoir les
intérêts de ceux qu’ils représentent. Et c’est là, justement, que
paraît le point névralgique de la question du gouvernement, où l’administration
d’Etat et la loi peuvent se cantonner avec priorité entre les frontières des
intérêts de groupe, ce qui contrevient à l’exigence fondamentale que la loi
exprime l’intérêt général. Et cette exigence est éludée en toute circonstance
où le parti au gouvernement agit juste au nom d’un certain groupe social, quand
bien même celui-ci représenterait, à un moment donné, la majorité sociale,
puisque, presque toujours, il s’agit d’une majorité relative. Dans les Etats avec une
longue tradition démocratique, la classe politique est parvenue, en règle
générale, à prendre conscience de l’exigence que l’Etat doit être, à tout
moment, le représentant de toute la société, indépendamment du fait que le
pouvoir est détenu successivement par les grands partis agissant dans la
société ou par des coalitions de partis. Dans ces conditions, chaque parti
politique agira en vue de proposer et de réaliser des programmes de
gouvernement qui réalisent la jonction harmonieuse des intérêts généraux avec
les divers intérêts spécifiques, de groupes, respectivement – de programmes
dont bénéficieront tous les groupes sociaux. Là où en sont les choses, la
compétition électorale sera une compétition entre les meilleurs et les plus
attrayants programmes de large intérêt social, même si dans le cadre de
ceux-ci, les intérêts de certains groupes apparaissent comme mieux représentés.
Et le parti arrivé au pouvoir tiendra compte du fait que, lorsqu’il dérogera de
l’exigence de servir en toute priorité l’intérêt général et que les intérêts de
ceux qui appartiennent aux groupes représentés par l’opposition parlementaire
ne sont pas respectés, alors interviendront en force la société civile, les
mass média, les leaders d’opinion afin de rétablir les conditions de
l’équilibre et de la paix sociale. Mais qu’en est-il dans les
ex-Etats communistes et, implicitement, en Roumanie, où des séquelles des
anciennes idéologies continuent de persister dans la conscience publique et des |
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