bancuri, glume, imagini, video, fun, bancuri online, bancuri tari, imagini haioase, videoclipuri haioase, distractie online Pe HaiSaRadem.ro vei gasi bancuri, glume, imagini, video, fun, bancuri online, bancuri tari, imagini haioase, videoclipuri haioase, distractie online. Nu ne crede pe cuvant, intra pe HaiSaRadem.ro ca sa te convingi.

/Chroniques littéraires et Cronici dramatici/Chroniques dramatiques  sont dus à  G. SORESCU.

            A tout ceci, s’ajoutent les articles et essais récupérés dans les pages des revues culturelles. La simple énumération des titres configurent l’aire des pérégrinations idéelles du poète, caractérisées comme suit, par Eugen SIMION : « Complexe, sarcastique, lyrique de place en place, tolérante entre les limites admises, d’une grande force littéraire, l’œuvre d’essayiste de Marin Sorescu est, dans le fond, exceptionnelle. » Doué du don de l’essence, il cherche, pour le paraphraser, le mieux et le pis au-delà du bien et du mal, en a l’intuition et l’envoie rejoindre le vol d’une métaphore jaillie à l’improviste d’une analyse ou d’une description comme une lueur émanée par un généreux éparpillement parmi paradoxes et paraboles. Peut-être parce qu’il entendait l’écriture comme « un état d’inquiétude » dans l’attente de quelqu’un ou de quelque chose…, une sorte de purgatoire.

            Il avouait que les « fréquents changements de genre littéraire étaient autant de tentatives d’abandonner la littérature ». Mais comment abandonner son propre destin ? « Je me débarrasse des poses de la littérature et j’essaie d’être au plus près de son essence, laquelle signifie l’assomption de l’existence, d’une douleur non sophistiquée et d’une joie non divisée. » Aussi, rien de ce qui est ou peut être littérature ne lui est resté étranger, c’eût été impossible, du reste ; voilà pourquoi son œuvre de publiciste est, on l’a écrit, une méta-critique ; c’est pourquoi on y trouve un état où nous nous retrouvons comme si de rien n’était, et nous ne sommes plus étonnés par sa préférence déclarée pour Hegel. Une fois, il définissait son style comme « fait d’alternances des états de lucidité et d’étonnement devant le monde », et ce fut ainsi qu’il en arriva à découvrir et à interroger des raisons d’être au carrefour d’instants bannissant la vanité, en conjuguant infatigablement le verbe être entre hasard et destin.  

 

Yves-Fred BOISSET

VALSE   DE   VIENNE.

Comme un blason parti d'ombres et de lumière,
La Maison des Habsbourg aux mains de Charles-Quint
Etalait au soleil sa puissance première
D'empire hétéroclite aux habits d'Arlequin.
De plus en plus romain mais bien moins germanique
Qu'on ne l'avait connu du temps des Bavarois,
Le Saint Empire en proie à sa foi satanique
Semait à tous les vents malheurs et désarrois.
Le monde était petit pour ce géant d'argile
Qu'un pape soutenait en son rêve dément :
Celui qui fait ma guerre au nom de l'Evangile
De l'éternel enfer connaîtra le tourment.

Tourne le monde et sa souffrance,
Passent les papes et les rois ;
Les peuples gardent l'espérance
En Jésus-Christ mort sur la Croix.
Trop de festins et trop d'orgueil,
Trop de panache et de prestige,
Trop de plaisirs en trompe-l'oeil,
Trop d'artifice et de vertige

33